Partager l'article ! Entre Causses et Gorges de Lozère: Je suis partie Quelques jours Seule Vivre le temps autrement Retranc ...
Atypik'Eyes
Ne jamais se fier...aux apparences... tout juste...aux intuitions... tout juste...aux émotions...
Ne croyez pas savoir qui je suis.
Moi-même je me surprends chaque jour.
Chercher.
Trouver.
Découvrir.
Curiosité.
Voyage(s)...intérieur(s).
Je suis partie
Quelques jours
Seule
Vivre le temps autrement
Retranchée.
J'ai échappé à l'attrait du couvent,
Attrait uniquement orienté par le besoin de calme, de silence, de solitude, d'absences
Je me suis retrouvée
Dans un lieu béni par ce que je venais y chercher
Je me suis baignée dans la douceur du temps
Non loin, mais assez, de chez moi
Loin de tout (de tous les besoins)
Près de tout (l'essentiel, la Vie, la Nature, Moi)
J'ai vécu mes jours sans aucunes contraintes extérieures
J'ai vécu le temps...sans notion de temps...
J'ai vécu le vertige des espaces sans notion de vide
J'ai vécu ma solitude le sourire aux lèvres
Je partais le matin, sans savoir exactement par quel chemin
Je rentrais le soir, sans jamais être passée 2 fois au même endroit
J'ai passé cinq jours à aller et venir au gré de mes envies, de mes choix
Très aléatoires et intuitifs...
Je rentrais en fin d'après-midi...
Posais mon sac à dos sur le lit
Et partais au bout du chemin
Je m'asseyais par terre, contre un rocher
A la lumière du soleil couchant
Et j'observais le paysage
Assise sur les hauteurs du Causse
Une vue plongeante sur les Gorges en contrebas
La rivière suivait son chemin
Les vautours décrivaient leurs cercles
Le village en bas était déjà dans l'ombre
Et moi, j'attendais d'avoir froid
Pour rentrer m'allonger sur le lit
Et j'attendais encore
Que la lumière du jour ait complètement disparu...
D'être dans l'ombre
Pour allumer, puis lire, tout simplement.
Je n'ai jamais écrit...
J'avais pris de quoi
mais je n'ai jamais écrit...
J'ai pris des photos...
Tous les jours.
Je prenais la route
Tous les jours
Et pendant des heures
Je ne croisais pratiquement personne
Jusqu'à ce que je décide de m'arrêter manger quelque part...
Je prenais le temps...
J'ai contemplé
J'ai aimé le faire.
Cela faisait des semaines et des semaines que je cherchais
Savoir où aller
Où me poser.
Je savais de toutes façons qu'il fallait que je le fasse.
Je n'ai rien fui.
Je n'ai rien cherché à fuir.
J'avais besoin de force.
Besoin de la "re"-trouver quelque part, en moi.
Et il fallait que je sois seule.
Je l'ai été.
Et je remercie les miens de m'avoir laissé le faire.
Ils ont su, ils savent, étaient heureux pour moi.
Je verrai, avec du recul
Le bénéfice.
Là
Je sais
Que des lieux, des images, des instants
Je suis allée les chercher
Pour pouvoir les revivre
Et y penser, pour m'apaiser.
J'avais besoin de "paix"...
En me posant
J'ai encore plus réalisé à quel point la vie, nos vies
Ne sont faites que d'obligations
Du matin au soir
Tous les jours, même en "vacances" on est quand même "obligé de..."
Je me suis accordée (et j'ai très bien fait de le faire...)
Quelques jours de pure, et véritable, liberté, d'actions et de pensée...
Et c'est une mine de bien-être...
La réalité est bien piêtre
Même si la vie est belle.
J'avais besoin d'autre chose.
Je sais désormais où le trouver.
Dans la liberté.
D'être soi.
Juste soi.
Se réconcilier avec le fameux Temps.
Trouver de la valeur dans le petit rien
Et de l'inutilité dans le grand tout.
La réalité...ses contraintes...
Mes doutes
Mes répères enfuis
Mes espoirs
Mes croyances
Mes re-doutes
Mon imagination perdue
Mes désirs enfouis
Ceux révélés
La "réalité"
Les errances
Le déséquilibre
La passion
La raison
Les illusions
Les rires
La gorge nouée
Les vaines prières
Les cris étouffés
Croire
Perdre
Pleurer
Tout çà
Tout çà pendant quelques jours j'ai tout oublié
J'ai souri, seule, parfois
J'ai pleuré oui, aussi, seule, une fois
J'ai parlé, seule, dès fois
Je souriais au temps qui passait sans que son emprise m'effraye